il y a : il y a 3 mois  (24/11/2020)   Ι   affichage: 1.36K   Ι   Commentaires:0


Fridolin Ambongo/ ©Photo droits tiers

Fridolin Ambongo/ ©Photo droits tiers


Monseigneur Fridolin Ambongo, archevêque métropolitain de Kinshasa, s'est exprimé  sur la gratuité de l'enseignement de base en RDC dont la mise en œuvre pose problème.


Ce dimanche 22 novembre 2020, lors de la célébration du cinquantenaire de la paroisse Saint Clément de Makala à Kinshasa, le cardinal Ambongo ne s'oppose pas à la "solution intermédiaire" trouvée entre les parents et les  enseignants en  attendant que l'État assume son rôle.  

"C'est là que nous disons que les parents doivent entrer dans la danse, non pas pour demander aux parents de payer ce qu'on a toujours demandé mais nous disons dans ce conflit il n'ya pas que l'État et les enseignants.

Il ya aussi vous les parents des élèves (...) Nous comme église catholique, notre position, nous disons là où les parents s'organisent et s'entendent avec les enseignants pour trouver une solution intermédiaire en attendant que l'État assume son rôle, nous ne refusons pas. Nous n'allons pas interdire aux parents d'intervenir dans l'éducation de leurs enfants si c'est eux mêmes qui les proposent  en dialogue avec les enseignants", a-t-il dit. Plus loin, Fridolin Ambongo a tenu à préciser que l'église catholique n'est pas contre la gratuité de l'enseignement de base.

"Qu'on n'aille pas raconter des histoires que l'église est contre la gratuité ou que l'église pousse les  enseignants à faire la grève. L'église observe. L'église aide les uns et les aux autres à réfléchir en partant de l'objectif principal de l'enseignement que sont nos enfants. Nous ne pouvons pas sacrifier l'avenir de nos enfants.

Dans tout le cas, nous devons trouver une solution pour que nos enfants soient éduqués, il en va de l'avenir de notre pays", a-t-il poursuivi. Monseigneur F. Ambongo a rappelé que la grève est un droit des enseignants. Mais il a souligné que l'église catholique n'entre pas dans ce conflit de travail entre l'État employeur et les enseignants."J'estime que depuis une année, ils n'ont jamais été payés et ne peuvent pas continuer comme ça. S'ils veulent aller en grève, c'est leur droit.

Ça devient un conflit de travail entre un employé et l'employeur. L'employeur, c'est l'État, l'employé ce sont les enseignants. L'église n'entre pas dans ce conflit. L'Eglise catholique n'encourage pas les enseignants à faire la grève, tout comme l'église catholique n'interdit pas aux enseignants de faire la grève. C'est à eux d'évaluer. S'ils font la grève, nous observons. S'ils veulent reprendre nous observons(...).

Si nous allons en grève que deviendrons nos  enfants ? Si nous voulons reprendre l'enseignement que deviendrons les Nouvelles Unités qui n'ont pas de salaire", s'est interrogé le Cardinal. Dans un mémorandum déposé auprès du président de la République Félix Tshisekedi, le  Syndicat national des enseignants des écoles conventionnées catholiques (SYNECAT) craint le retour au système de prise en charge des frais provenant de parents d’élèves au cours de cette année scolaire 2020-2021, suite à la démotivation des enseignants mal rémunérés. 


 
Pour répondre aux préoccupations des enseignants après des journées "écoles mortes", le gouvernement et les syndicats de l’EPST se sont réunis à Bibwa pour évaluer le protocole d’accord signé le 18 décembre 2019. Les assises se sont clôturées le 10 novembre mais la signature des  conclusions d’un protocole évaluée est reporté à une date ultérieure. 

©Nakelasi/ 7sur7.cd


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